Guy Leroy, peintre amateur, vous propose de visiter sa galerie virtuelle où sont exposés peintures acryliques, abstractions, aquarelles, pastels,encres et dessins. Vous trouverez par ailleurs de nombreux conseils pratiques. A voir les poèmes illustrant certaines oeuvres. Et surtout découvrez sans faute les photos époustouflantes de nombreux documentaires de voyages à travers le monde
13 Septembre 2009

Les feuilles de coca sont utilisées comme stimulant dans la partie ouest de l'Amérique du sud. Depuis des siècles les Indiens des Andes mâchent de la coca (en moyenne 60 g par jour pour un habitué), souvent mélangée avec des cendres végétales (cendres de la quinoa ou de certaines racines de cactus, mélangées parfois à de la fécule de pomme de terre) ou de la chaux (la chaux ou la potasse des cendres favorise la libération chimique de la cocaïne).
En fait ces feuilles ne sont mâchées que pour les broyer et elles sont alors conservées sous forme d'une chique sur le côté de la bouche, la salive s'imprègne du jus de la chique qui contient la cocaïne ; l'alcaloïde pénètre aussi à travers la muqueuse buccale directement dans la circulation sanguine ; c'est l'utilisation la plus courante.
La feuille de coca se fume aussi mais c'est beaucoup plus rare.
En Amérique du sud on consomme maintenant de façon courante le thé de coca (maté de coca), il est mis en vente tout préparé sous forme d'infusettes (comme le thé normal) contenant environ 1g de feuille. Une étude a montré que le contenu en alcaloïdes de ces infusettes était variable, mais se situait aux alentours de 5 mg de cocaïne, et entre 0,1 et 3 mg pour les autres alcaloïdes significatifs (benzoyl ecgonine, methyl ecgonine, cinnamoylcocaine) ; la consommation d'une tasse de thé de coca correspondrait d'après cette étude à l'ingestion d'environ 4 mg de cocaïne, les métabolites de la cocaïne sont éliminés dans l'urine ; un test urinaire peut être alors positif à la cocaïne.
Chiquer la coca est une habitude très ancrée dans les populations indiennes des Andes, surtout chez les mineurs et les habitants des campagnes ; au Pérou et en Bolivie, il n'est pas interdit de cultiver la coca, mais les surfaces de cultures sont en théorie contrôlées et limitées. On trouve des feuilles de coca en vente libre (au poids) sur tous les marchés et dans beaucoup de boutiques.
Les spécialistes de cette drogue estiment que cette façon de la consommer n'est pas trop "dangereuse" mais qu'il y a risque d'addiction psychologique et de passage à l'utilisation de la cocaïne pure quand elle est disponible dans le pays .
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